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new to stock as of march 12th, 2008
threads: free-jazz
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| | byg (usa) #byg 529.332h lp actuel (usa) #actuel 32h lpsunny murray “an even break (never give a sucker) (180g)” long playing record - an even break (never give a sucker) (7:45)
- giblets - part 12 (7:21)
- complete affection (7:15)
- invisible blues (5:25)
| | ... domestic, grey-area 180-gram vinyl issue of the thirthy-second release in the byg - actuel series - sunny murray’s third byg date as a leader, heading a small group w/ byard lancaster, kenneth terroade, and malachi favors. the twin-reed assault of terroade & lancaster gets pretty juicy, but murray’s constant sheen of almost pulseless / formless kit wash keeps them tethered to mother earth ... |
| | 529.332 : sunny murray “an even break”
side 1 1. an even break 7'45 (never give a sucker) (sunny murray) 2. giblets - part 12 7'21 (sunny murray)
side 2 1. complete affection 7'15 (sunny murray) 2. invisible blues 5'25 (sunny murray)
personnel
byard lancaster (alto sax, soprano sax, bass clarinet, flute) kenneth terroade (tenor sax, flute) malachi favors (bass) sunny murray (drums, balafon, poetry reading).
produced by: jean georgakarakos & jean-luc young executive producer: claude delcloo enginer: daniel vallencien recorded november 22, 1969, studio saravah, paris photos: guy le querrec.
ali tunes arranged by: sunny murray
amougies, 24 octobre 1969.
le premier groupe de free-jazz à monter sur le podium est le quartet du batteur sunny murray. a cette occasion, sunny a amené avec lui deux musiciens qui font là leur première apparition en europe, les saxophonistes byard lancaster et frank wright. le quatrième homme est le « géant» de la basse, alan silva. le set est d'une violence inouie, les quatre musiciens en présence «se défoncent» littéralement. sunny murray ne laisse passer aucune chute de tension, relançant dans le feu de l'action soit byard lancaster, soit frank wright.
on ne peut parler d'une quelconque technique classique de la batterie chez sunny murray. sunny exploite une voie qui lui est propre, sans subir aucune influence d'autres drummers. et c'est cela la vérité. sunny est un créateur. qui oserait dire le contraire? sunny n'est pas plus en valeur lorsqu'il joue que n'importe quel autre de ses musiciens. et en cela, il a parfaitement réussi à obtenir l'unite. l'unité est un des caractères primordiaux et essentiels que doivent acquérir les groupes s'exprimant par la musique spontanément improvisée. le style de sunny murray peut paraître précaire pour bon nombre de drummers « orthodoxes ». je serais simplement curieux de rencontrer beaucoup de ces « batteurs orthodoxes» pouvant « swinguer» autant que sunny. car c'est une autre de ses préoccupations le swing. et sunny swingue vraiment. il ne swingue pas de la même manière qu'un max roach ou un elvin jones, il swingue comme sunny murray, c'est tout. la pulsation constante qu'il crée sur ses cymbales, ses accentua tions pulsées sur caisse claire ou grosse caisse fournissent à ses musiciens un support des plus solides et des plus efficaces. sunny murray, quoi qu'on en dise, est un grand batteur. un des plus grands même. et pourquoi lui reprocher un manque de technique, alors qu'il a su se trouver un mode d'expression qui lui est propre et qui ne nécessite pas cette technique classique.
le festival d'amougies étant terminé, tout le monde repartit donc en direction de paris. une certaine décantation s'effectua dans la nouvelle «capitale» du free-j azz. cependant quelques jours auparavant, alan silva s'était cassé une jambe dans un accident de voiture. il fut remplacé par malachi favors , bassiste de l'art ensemble de chicago. le quartet se produisit quatre jours au «chat qui pêche» (un des rares clubs où les musiciens de free-jazz peuvent se produire), et effectua quelques concerts.
peu après, sunny décida de se séparer de frank wright, leurs conceptions musicales devenant de plus en plus lointaines. pour le remplacer, sunny fit appel à kenneth terroade. celui-ci est un de ses musiciens préférés. il fallait voir sunny parler et présenter ken à différentes personnes lorsque celui-ci alla à new york. une compréhension musicale intense existe entre les deux hommes, doublée de rapports humains très sensibles. et cela agit sur la musique qu'ils produisent ensemble. après ce dernier changement, l'unité était quasi parfaite au sein du groupe.
byard lancaster, en dehors du fait qu'il est musicien, est un des personnages les plus actifs pour la propagation du free-jazz, aussi bien à new york, qu'à philadelphie, son lieu de résidence. byard possède plusieurs instruments : les saxophones alto, ténor et soprano, la flûte, la clarinette basse et même la trompette, son instrument de base étant, malgré tout, le saxophone alto. byard est l'un des meilleurs dans sa spécialité et possède un style et une sonorité qui lui sont propres. byard a fait plusieurs albums sous son nom et s'est produit outre sunny murray, avec sun ra, bill dixon, elvin jones, larry young, etc ... malachi favors, originaire de chicago, et membre de l'art ensemble de chicago, est, pourrait-on dire, le «wilbur ware du free-jazz». je crois qu'il fut un élève de wilbur ware d'ailleurs. doté de la même solidité et de la même sobriété de jeu que son professeur, malachi se montre également tout aussi efficace. on pourra noter la rareté de ce style chez les bassistes actuels, tous se référant aux leçons de scott lafaro, gary peacock et charlie haden. pour en revenir à l'enregistrement ici présent, on pourra remarquer la différence existant entre celui-ci et le précédent enregistré au mois d'août: «suns of africa». l'inspiration n'est plus la même, le festival d'alger n'est plus qu'un souvenir, par contre d'autres événements se sont produits depuis lors. la musique est ici beaucoup plus sensorielle. les musiciens ont un « feeling» qu'ils parviennent à nous faire ressentir d'une manière des plus « spirituelle;p, au sens propre du terme. en définitive, je dirai que sunny murray a fait ici un très grand disque.
claude delcloo |
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